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La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, en fonction depuis le 17 mai 2017, justifie le maintien des dépenses de l’État par les aides dont nous aurions d’après elle tous absolument besoin. Ancienne employée de l’Assistance publique, il n’est pas étonnant qu’elle soutienne cette tradition humaniste à l’honneur de la médecine française. Mais elle oublie que l’État peut aussi avoir tendance à justifier le niveau de ses dépenses par les services promis en échange. Cet argument nous entraîne dans un spirale infernale, et chaque citoyen deviendrait au bout du compte totalement dépendant des aides d’un État certes coûteux, mais bienveillant, donc irréprochable. Le seul contrepoids de cette fuite en avant qui menace notre autonomie et notre liberté consiste à choisir les services proposés, à optimiser leur gestion et à évaluer leur efficacité. Nous risquerions sinon de devenir totalement dépendants de services que non seulement nous n’avons pas voulu, mais inefficaces, et, ce qui est le plus grave, dangereux pour notre survie même en tant qu’êtres libres, car ils nous feraient croire en définitive que nous ne pouvons plus nous en passer.

(AG)

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