Personne n’y a prêté trop attention au début de la pandémie de Covid-19: le danger de l’arrivée d’un tout nouveau virus rendait nécessaire une possibilité de détection efficace afin pour le moins d’isoler les personnes contaminées. Mais au bout de plusieurs mois de tests de plus en plus nombreux et systématiques, il n’est pas rare de rencontrer des soignants, des malades hospitalisés, des résidents d’EHPAD, qui ont subi plusieurs prélèvements nasopharyngés en vue d’un test RT-PCR, et qui le vivent comme une véritable maltraitance. La Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs donné le 25 septembre 2020 un avis favorable à l’alternative du prélèvement oropharyngé (pour les asymptomatiques) et salivaire (pour les symptomatiques) en cas de difficulté ou de contre-indication au prélèvement nasopharyngé (jeunes enfants, patients très âgés, patients ayant des troubles psychiatriques, personne ayant une déviation nasale, etc.). On a donc dorénavant le choix entre trois types de prélèvement pour effectuer un test RT-PCR. On observera que dans les EHPAD l’âge avancé et les troubles cognitifs très fréquents sont des contre-indications au prélèvement nasopharyngé qui semblent aller de soi et que, considérant les symptômes fréquents observés en automne, le prélèvement salivaire reste la seule solution bientraitante.

(AG)

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Le test nasopharyngé, une maltraitance ?

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