En cet étrange bal masqué
Chacun trouve un avantage

Absurde

Les beaux yeux se regardent
Briller d’un éclat plus merveilleux

C’est charmant

Les princes se délectent du pouvoir
Qu’il n’auront jamais de faire taire

C’est rassurant

On se plaint du silence alors
Qu’on n’avait déjà plus rien

À se dire

Les amants se dévoilent
Sans même plus avoir à parler

D’amour

Les rebelles oublient leur cause
Tout occupés à défendre leur chère

Liberté

Mais le carnaval comme à Venise
Prendra bientôt fin c’est déjà

L’automne

Gageons qu’avant l’hiver
Ce qui aurait dû être sera enfin

Partagé

— Alexandre-Pierre Gaspar

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