Alfred Cortot: le poète parle

Alfred Cortot est un des plus prestigieux pianistes du XXe siècle. Fondateur de l’Ecole normale de musique de Paris, il savait également enseigner la musique et la raconter. Dans cet extrait, il joue et commente « Le poète parle » (Der Dichter spricht) des Scènes d’enfants de Robert Schumann.




Faut-il supprimer le bac?

napoleon.jpgCréé par Napoléon Ier en 1808, le baccalauréat, premier grade universitaire en France, ne semble plus correspondre aux besoins actuels. Paradoxalement, tout le monde le trouve difficile à passer, mais presque tout le monde l’obtient, ce qui fait de lui un monstre d’inefficacité. Les universités et les écoles sont obligées de recourir à moultes sélections pour pallier à son insuffisance.

Regardons du côté de nos amis américains, tant décriés par ailleurs par nous autres Français: ils utilisent des tests bien plus sympathiques, aux règles du jeu simples. L’exemple type est le SAT (Scholastic Assessment Test) associant lecture critique, mathématiques et écriture en une durée de moins de 4 heures. Il ne s’agit pas de piéger le candidat mais de s’assurer qu’il possède les concepts de base nécessaires à sa réussite académique.

En France, comme d’habitude, le diagnostic est fait depuis longtemps: c’est ce genre d’outil dont tout le monde aurait besoin. Mais combien faudra-t-il d’années encore pour offrir aux nouvelles générations l’équivalent d’un simple SAT avec le manuel de formation et d’entraînement qui va avec? Cela éviterait bien des échecs et des années perdues à naviguer dans une mauvaise direction, à la recherche d’une réussite à un concours sélectif qui devient un but en soi incitant à un repos prématuré du guerrier en cas de succès et une déception injustifiée en cas d’échec.




L’éducation française, crispée jusqu’à quand ?

De l’école à l’université, nous ne prenons en France que trop lentement le chemin du changement. Nous en sommes à réintroduire l’ordre et la discipline, stigmatisés par les quartiers difficiles, alors que depuis longtemps prime la connaissance dans le reste du monde occidental, et depuis quelques années déjà dans le monde tout court. A l’orée de leurs études, nos étudiants ont la peur au ventre de rater leurs concours alors qu’ils devraient s’enthousiasmer pour de nouveaux champs d’étude et rêver de notre futur. Pourquoi? Peut-être parce que nous avons honte de prendre ce que le monde anglo-saxon a de meilleur à nous offrir: la culture de l’originalité. La véritable égalité des chances n’est pas dans une politique de nivellement, héritage de la Révolution française, mais dans la satisfaction du besoin naturel d’apprendre, de critiquer, d’inventer. Tout le monde semble d’accord, alors pourquoi tarder à avancer? Par paresse? Pour justifier les erreurs du passé?




Les 5 grands sujets du bac philo 2014 ?

L’artiste est-il maître de son oeuvre ?
Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?
Doit-on tout faire pour être heureux ?
Les œuvres éduquent-elles notre perception ?
Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?




Les élections municipales, à Bazoches-sur-Guyonne, village de Jean Monnet

Connaissez-vous Bazoches-sur-Guyonne? Un petit village tranquille, dans le pays de Montfort l’Amaury, le fief d’Anne de Bretagne, à une demi-heure de Paris, et qui ne vaudrait sans doute pas le voyage si Jean Monnet n’y avait pas conçu l’Europe, ouvert à partir de sa modeste maison au reste du monde, à une époque où l’Internet n’existait pas.

Une querelle y a opposé au premier tour des élections municipales 2008 les Anciens (pas toujours vieux) et les Modernes (pas toujours jeunes) sur un sujet brûlant: le transfert de l’école, pauvre petit bâtiment placé dangereusement en bord de départementale, dans les locaux de la mairie, jolie maison sertie d’un parc verdoyant, fermée la plupart du temps. Devinez quoi? Les Anciens, plus nombreux, décidèrent pour les Modernes: l’école restera là où elle est, on va l’agrandir, elle sera le centre d’une cité nouvelle d’ici quelques années. Les Modernes, paradoxalement plus soucieux de préserver l’existant, en sortent un peu dépités: on a encore une fois décidé pour eux et pour leurs enfants.

Serait-ce possible alors que cette mentalité soit partagée par d’autres communes en France et que cette impossibilité d’adopter rapidement des solutions simples soit notre plus gros problème? On peut se demander comment auraient procédé, par exemple les Finlandais, champions de la pédagogie, qui par ailleurs ont acheté à Bazoches la Villa Carré, construite par leur célèbre architecte Alvar Aalto, et que l’on peut visiter juste en face de la maison de Jean Monnet.




Les chiffres clés de l’Education Nationale ?

12 125 300 écoliers, collégiens et lycéens
849 647 enseignants
64 835 écoles, collèges et lycées, publics et privés

Dépense moyenne par élève et par an:
5 730 euros par élève du premier degré
8 330 euros par collégien
11 600 euros par élève de lycée général et technologique

(chiffres recensés sur l’année scolaire 2011-2012)




Problème de l’identité nationale : la réponse culturelle ?

Comme le montre l’approche moderne de la psychologie cognitive, il plus productif d’examiner les idées que de se focaliser sur les événements. En effet, ces idées, ces jugements parfois irrationnels que nous portons sur les choses, conditionnent nos émotions et nos comportements. Par ailleurs, au delà du nécessaire examen de conscience, aussi bien individuel que collectif, nous avons besoin de repères, de retrouver un peu de cette mémoire partagée qui fait de nous des Français, de France ou d’ailleurs. Le projet IdentiteNationale.com amorce cette tâche, en répertoriant quelques unes de nos French attitudes