Françaises, Poésie

Stances Ă  la Marquise ?


  • A A A
  • MARQUISE, si mon visage
    A quelques traits un peu vieux,
    Souvenez-vous qu’à mon âge
    Vous ne vaudrez guère mieux.

    Le temps aux plus belles choses
    Se plaît à faire un affront,
    Et saura faner vos roses
    Comme il a ridé mon front.

    Le même cours des planètes
    Règle nos jours et nos nuits,
    On m’a vu ce que vous êtes;
    Vous serez ce que je suis.

    Cependant j’ai quelques charmes
    Qui sont assez éclatants
    Pour n’avoir pas trop d’alarmes
    De ces ravages du temps.

    Vous en avez qu’on adore,
    Mais ceux que vous méprisez
    Pourraient bien durer encore
    Quand ceux-là seront usés.

    Ils pourront sauver la gloire
    Des yeux qui me semblent doux,
    Et dans mille ans faire croire
    Ce qu’il me plaira de vous.

    Chez cette race nouvelle
    Où j’aurai quelque crédit,
    Vous ne passerez pour belle
    Qu’autant que je l’aurai dit.

    Pensez-y, belle Marquise:
    Quoiqu’un grison fasse effroi,
    Il vaut bien qu’on le courtise.
    Quand il est fait comme moi.

    Pierre Corneille.

    (la comédienne Thérèse Du Parc, surnommée Marquise, était célèbre pour sa beauté et son talent de tragédienne)


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    Théâtre

    Les imprécations de Camille


  • A A A
  • Rome, l’unique objet de mon ressentiment !
    Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
    Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
    Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !
    Puissent tous ses voisins ensemble conjurés
    Saper ses fondements encor mal assurés !
    Et si ce n’est assez de toute l’Italie,
    Que l’orient contre elle à l’occident s’allie ;
    Que cent peuples unis des bouts de l’univers
    Passent pour la détruire et les monts et les mers !
    Qu’elle-même sur soi renverse ses murailles,
    Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
    Que le courroux du ciel allumé par mes vœux
    Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
    Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,
    Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,
    Voir le dernier Romain Ă  son dernier soupir,
    Moi seule en être cause, et mourir de plaisir !

    Corneille, Horace, acte IV, scène 5


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    Et mon père, de Nicolas Peyrac, le refrain ? L’Étranger d’Albert Camus, la première phrase ? Travaille. Un grand exemple est un puissant tĂ©moin… La cathĂ©drale de Beauvais inachevĂ©e ? ChloĂ© dans l’Ecume des jours ? Le Festival de Cannes ? Ă€ la recherche du temps perdu ? Bretagne, 4 ou 5 dĂ©partements ? Emblème de Cahors ? La morale de la Belle au bois dormant ? Les chiffres clĂ©s de l’Education Nationale ? Les calanques de Marseille, Ă  pied, en voiture ou en bateau ? Le Misanthrope, Molière, acte V, scène 4 ? DĂ©claration des droits de l’Homme et du citoyen ? Saint-Émilion, ville blanche ?