Le réveil de l’amitié franco-serbe ?

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La réaction inattendue des Français s’oppose à leur politique officielle, dirigée par Bernard Kouchner dont l’échec à trouver une solution équitable au Kosovo lorsqu’il y était gouverneur est en partie responsable de la situation actuelle: une disparition de la culture serbe, chrétienne orthodoxe, de cette province. Selon les sondages, une majorité des Français se prononce contre la déclaration d’indépendance proclamée le dimanche 17 février 2008 à Pristina, la nouvelle capitale auto-proclamée. Ils se rappellent, un peu tard peut-être, que les Serbes ont servi de rempart pendant des siècles à la pression musulmane sur l’Europe et que le centre de l’orthodoxie serbe, la Patriarchie de Pec, se trouve toujours au Kosovo, ainsi que de nombreux autres monastères. Pour combien de temps? Le retour de l’histoire est que la nouvelle administration albanaise a très certainement en vue un financement de son développement par l’Union Européenne, et donc par la France qui devra s’accoutumer tant bien que mal à ses nouveaux amis. Malgré les vicissitudes, les Serbes nous restent pourtant fidèles: à Belgrade, à l’entrée du parc qui entoure la forteresse du Kalemegdan reprise jadis aux Turcs et qui surplombe le Danube à l’embouchure de la Save, se dresse un monument à l’amitié franco-serbe. Au pied, on peut y lire: « Aimons la France comme elle nous a aimés« . Le cœur allié à la raison.



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