Gestation pour autrui

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interditsdenfants.jpgIsa et Léa sont les premiers enfants issus de la gestation pour autrui reconnus par la justice française: au nom de l’intérêt supérieur des enfants, la cour d’appel de Paris a accepté de leur donner un état civil. Cette décision, qui a fait l’objet d’un pourvoi en cassation, a clos une aventure de neuf ans que les parents racontent dans Interdits d’enfants (éditions Michalon). En effet, en octobre 2007, la justice française a reconnu que Sylvie et Dominique Mennesson, un couple qui en 2000 avait eu des jumelles grâce à une mère porteuse de Californie (où la méthode est légale), étaient bien les « parents » des petites. Depuis cette victoire historique, sur laquelle la Cour de cassation rendra un arrêt fin juin, Sylvie et Dominique sont allés plaider à l’Académie de médecine, et au Sénat, le 10 juin, devant l’office parlementaire chargé de réfléchir à l’évolution des lois bioéthiques. C’est le seul couple à témoigner à visage découvert sur cette question. A leur retour en France, il y a sept ans, ils ont été accusés « d’enlèvements d’enfants » et d’ »adoption frauduleuse ». Aujourd’hui, les Mennesson ont enfin obtenu un livret de famille, mais ils militent pour la légalisation de la gestation pour autrui. Une affaire à suivre…

Si vous voulez en savoir plus, allez sur le site de l’association des auteurs, C.L.A.R.A.



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