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L’éducation française, crispée jusqu’à quand??


De l’école à l’université, nous ne prenons en France que trop lentement le chemin du changement. Nous en sommes à réintroduire l’ordre et la discipline, stigmatisés par les quartiers difficiles, alors que depuis longtemps prime la connaissance dans le reste du monde occidental, et depuis quelques années déjà dans le monde tout court. A l’orée de leurs études, nos étudiants ont la peur au ventre de rater leurs concours alors qu’ils devraient s’enthousiasmer pour de nouveaux champs d’étude et rêver de notre futur. Pourquoi? Peut-être parce que nous avons honte de prendre ce que le monde anglo-saxon a de meilleur à nous offrir: la culture de l’originalité. La véritable égalité des chances n’est pas dans une politique de nivellement, héritage de la Révolution française, mais dans la satisfaction du besoin naturel d’apprendre, de critiquer, d’inventer. Tout le monde semble d’accord, alors pourquoi tarder à avancer? Par paresse?

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A quel âge faut-il démissionner ??


L’idéal des Français était la longue carrière dans une grande entreprise, ou mieux dans l’administration. On y trouvait son compte et la tranquillité. Mais les mentalités changent, on veut faire quelque chose de sa vie, on veut exister sur cette planète qui nous renvoie à l’essentiel, touchée qu’elle est de plein fouet par les effets de ces grosses structures qui nous nourrissaient grassement et nous promettaient des lendemains radieux, en échange d’une modique participation. Outre-Atlantique, les psychologues s’accordent à dire qu’à partir de la quarantaine il faut penser sérieusement à s’établir à son compte. Ce n’est effectivement qu’à ce prix qu’on pourra atteindre l’équilibre personnel, faire bouger la société et arrêter de se plaindre.

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La petite histoire de la cellulite des Françaises?


ingre_grande_odalisque.jpgLes vacances approchant, on pense inévitablement à l’effet que produira son corps dénudé devant les autres et l’on se rappelle de ce mot que l’on a oublié pendant tout l’hiver: cellulite. Il est bien français, ce mot, il évoque ces belles d’un temps révolu dont la grâce était proportionnelle aux rondeurs et qui ne dévoilaient leurs charmes que dans les alcôves. Et ce sont bien des Français qui l’utilisent pour la première fois, dans les années 1920, pour stigmatiser cette peau d’orange dont on ne veut plus sur ces nouvelles femmes androgynes qui s’émancipent et se dénudent. L’époque contemporaine va maintenant jusqu’à utiliser la chirurgie pour se débarasser de la diabolique culotte de cheval. Préférons plutôt la natation, l’alimentation équilibrée, les tisanes et bien sûr, le massage qui nous permettra en définitive de retrouver les plaisirs capiteux d’antant.

La Grande Odalisque, Jean Auguste Dominique Ingres, Musée du Louvre.

Des vacances bien-être? Thalasso

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Faut-il supprimer le bac ??


napoleon.jpgCréé par Napoléon Ier en 1808, le baccalauréat, premier grade universitaire en France, ne semble plus correspondre aux besoins actuels. Paradoxalement, tout le monde le trouve difficile à passer, mais presque tout le monde l’obtient, ce qui fait de lui un monstre d’inefficacité. Les universités et les écoles sont obligées de recourir à moultes sélections pour pallier à son insuffisance.

Regardons du côté de nos amis américains, tant décriés par ailleurs par nous autres Français: ils utilisent des tests bien plus sympathiques, aux règles du jeu simples. L’exemple type est le SAT (Scholastic Assessment Test) associant lecture critique, mathématiques et écriture en une durée de moins de 4 heures. Il ne s’agit pas de piéger le candidat mais de s’assurer qu’il possède les concepts de base nécessaires à sa réussite académique.

En France, comme d’habitude, le diagnostic est fait depuis longtemps: c’est ce genre d’outil dont tout le monde aurait besoin. Mais combien faudra-t-il d’années encore pour offrir aux nouvelles générations l’équivalent d’un simple SAT avec le manuel de formation et d’entraînement qui va avec? Cela éviterait bien des échecs et des années perdues à naviguer dans une mauvaise direction, à la recherche d’une réussite à un concours sélectif qui devient un but en soi incitant à un repos prématuré du guerrier en cas de succès et une déception injustifiée en cas d’échec.

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Gestation pour autrui?


interditsdenfants.jpgIsa et Léa sont les premiers enfants issus de la gestation pour autrui reconnus par la justice française: au nom de l’intérêt supérieur des enfants, la cour d’appel de Paris a accepté de leur donner un état civil. Cette décision, qui a fait l’objet d’un pourvoi en cassation, a clos une aventure de neuf ans que les parents racontent dans Interdits d’enfants (éditions Michalon). En effet, en octobre 2007, la justice française a reconnu que Sylvie et Dominique Mennesson, un couple qui en 2000 avait eu des jumelles grâce à une mère porteuse de Californie (où la méthode est légale), étaient bien les “parents” des petites. Depuis cette victoire historique, sur laquelle la Cour de cassation rendra un arrêt fin juin, Sylvie et Dominique sont allés plaider à l’Académie de médecine, et au Sénat, le 10 juin, devant l’office parlementaire chargé de réfléchir à l’évolution des lois bioéthiques. C’est le seul couple à témoigner à visage découvert sur cette question. A leur retour en France, il y a sept ans, ils ont été accusés “d’enlèvements d’enfants” et d’”adoption frauduleuse”. Aujourd’hui, les Mennesson ont enfin obtenu un livret de famille, mais ils militent pour la légalisation de la gestation pour autrui. Une affaire à suivre…

Si vous voulez en savoir plus, allez sur le site de l’association des auteurs, C.L.A.R.A.

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Sur les pas de Jean Monnet…?


300px-jeanmonnet.jpgSelon la tradition hippocratique, la marche est le meilleur remède pour l’homme. Cette vérité désormais démontrée par la science, Jean Monnet, père de l’Europe, l’avait prise à son compte. Dans son hameau de Houjarray (commune de Bazoches-sur-Guyonne), au beau pays de Montfort l’Amaury, il commençait ses journées par une longue marche à travers bois qui lui permettait d’éclaircir ses idées. Aujourd’hui la plupart des organismes de prévention conseillent une marche de plus de 30 minutes au moins 3 fois par semaine, ce qui réduit le risque de maladies du coeur et d’accident vasculaire cérébral, fait baisser la tension artérielle, diminue le taux de cholestérol sanguin, prévient l’ostéoporose (en augmentant la densité osseuse), atténue les conséquences négatives de l’arthrose et soulage les maux de dos.

(article réalisé en collaboration avec La Longévité française et Q.O.A.C.H questions préventives de bien-être et de santé

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La culture Cajun?


montage_cajun.jpgCajun est l’équivalent anglophone de cadien (la prononciation ancienne était «cayen», comme «acayen» et «canayen») et désigne ces français, originaires du Poitou, de Bretagne, de Normandie, des environs de Paris, qui sont venus s’établir en Acadie, au Canada, en 1604. Chassés de ce territoire par les anglais en 1755 (le “Grand Dérangement”), les Acadiens trouvèrent refuge en Louisiane (dont les natifs sont “créoles”), où ils défendent depuis la culture française avec ferveur et détermination, surtout à travers le langage, la musique et l’écriture. Aujourd’hui, la plupart des descendants de francophones européens de l’«Acadie du Sud» (sud-ouest de la Louisiane) se disent cadiens, que leurs ancêtres soient venus de l’«Acadie du nord» (Québec), d’Haïti, directement de France, ou même de pays non-francophones comme l’Espagne.

(Crédits photo: Stéphanie Kervel, Yesmedia)

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Le Renard et les raisins?


lerenardetlesraisins.jpg

Certain renard gascon, d’autres disent normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille
Des raisins mûrs apparemment,
Et couverts d’une peau vermeille.
Le galand en eut fait volontiers un repas;
Mais comme il n’y pouvait point atteindre:
«Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.»

Fit-il pas mieux que de se plaindre?

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La flamme olympique à Paris?


Le 7 avril 2008, jour du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a appelé «à une résolution rapide et pacifique de la crise au Tibet, qui a déclenché une vague de protestations dans le monde».

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L’Education?


lafontaine_education.jpgLaridon et César, frères dont l’origine
Venoit de chiens fameux, beaux, bien faits et hardis,
A deux maîtres divers échus au temps jadis,
Hantoient l’un les forêts, et l’autre la cuisine.
Ils avaient eu d’abord chacun un autre nom ;

Mais la diverse nourriture

Fortifiant en l’un cette heureuse nature,
En l’autre l’altérant, un certain marmiton

Nomma celui-ci Laridon.

Son frère, ayant couru mainte haute aventure,
Mis maint cerf aux abois, maint sanglier abattu,
Fut le premier César que la gent chienne ait eu.
On eut soin d’empêcher qu’une indigne maîtresse
Ne fît en ses enfants dégénérer son sang.
Laridon négligé témoignoit sa tendresse

A l’objet le premier passant.
Il peupla tout de son engeance :

Tourne-broches par lui rendus communs en France
Y font un corps à part, gens fuyants les hasards,

Peuple antipode des Césars.

On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père :
Le peu de soin, le temps, tout fait qu’on dégénère.
Faute de cultiver la nature et ses dons,
O ! combien de Césars deviendront Laridons !

La Fontaine, Livre VIII, Fable XXIV

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Les JO modernes et les droits de l’homme?


Le baron Pierre de Coubertin a proposé à la fin du XIXe siècle la renaissance des Jeux Olympiques antiques (776 av. J.-C. à 393 ap. J.-C.), afin de rassembler les peuples du monde autour du sport. Le tout premier boycott des jeux eu lieu lors de la rénovation en 1896, la Turquie refusa d’y participer compte tenu de son antagonisme avec la Grèce. Un mouvement de protestation tente actuellement de convaincre le plus de pays possible de boycotter les Jeux de Pékin en 2008 pour protester contre le bafouement des droits de l’homme au Tibet.

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(credit photo: Stéphanie Kervel, Yesmedia)


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Marche blanche pour la libération d’Ingrid Betancourt: Paris, 7 avril 2008?


Un reportage sur la “marche blanche” du 07 avril 2008, à Paris, en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt, détenue par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) depuis son enlèvement du 23 février 2002, alors qu’elle se présentait aux élections présidentielles colombiennes.

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Au clair de la lune, premier enregistrement historique audible de la voix humaine?


phonautographe.gifPrécédant de 17 ans Thomas Edison, qui avait déjà perdu la bataille de l’électricité contre Nikola Tesla, un typographe français, Edouard-Léon Scott de Martinville, a mis au point le phonautographe, dont le principe était de transmettre les vibrations sonores à un stylet gravant un cylindre enduit de noir de fumée. Son enregistrement d’Au clair de la lune, le premier de l’histoire, a été reconstitué par des chercheurs américains du Lawrence Berkeley National Laboratory.

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Une soirée perdue?


A savoir par cœur au moins les premiers vers de ce célèbre poème où Musset évoque son admiration pour Molière, pour Chénier et pour les femmes…

J’étais seul, l’autre soir, au Théâtre-Français,
Ou presque seul; - l’auteur n’avait pas grand succès;
Ce n’était que Molière, et nous savons de reste
Que ce grand maladroit qui fit un jour Alceste
Ignora le bel art de chatouiller l’esprit,
Et de servir à point un dénouement bien cuit.

Grace à Dieu, nos auteurs ont changé de méthode,
Et nous aimons bien mieux quelque drame à la mode,
Où l’intrigue, enlacée et roulée en feston,
Tourne comme un rébus autour d’un mirliton.

J’écoutais cependant cette simple harmonie,
Et comme le bon sens fait parler le génie.
J’admirais quel amour pour l’âpre vérité
Eut cet homme, si fier en sa naïveté;
Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde,
Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde
Que, lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer!
Et je me demandais : Est-ce assez d’admirer?
Est-ce assez de venir, un soir, par aventure,
D’entendre au fond de l’ame un cri de la nature,
D’essuyer une larme, et de partir ainsi,
Quoi qu’on fasse d’ailleurs, sans en prendre souci?

Enfoncé que j’étais dans cette rêverie,
Çà et là, toutefois, lorgnant la galerie,
Je vis que, devant moi, se balançait gaiement
Sous une tresse noire un cou svelte et charmant.
Et, voyant cet ébène enchâssé dans l’ivoire,
Un vers d’André Chénier chanta dans ma mémoire;
Un vers presque inconnu, refrain inachevé,
Frais comme le hasard, moins écrit que rêvé.
J’osai m’en souvenir, même devant Molière;
Sa grande ombre, à coup sûr, ne s’en offensa pas;
Et, tout en écoutant, je murmurais tout bas,
Regardant cette enfant qui ne s’en doutait guère :
« Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
« Se plie, et de la neige effacerait l’éclat. »

Puis je songeais encore (ainsi va la pensée)
Que l’antique franchise, à ce point délaissée,
Avec notre finesse et notre esprit moqueur,
Ferait croire, après tout, que nous manquons de cœur;
Que c’était une triste et honteuse misère
Que cette solitude à l’entour de Molière,
Et qu’il serait bien temps, comme dit la chanson,
De sortir de ce siècle, ou d’en avoir raison;
Car à quoi comparer cette scène embourbée,
Et l’effroyable honte où la muse est tombée?
La lâcheté nous bride, et les sots vont disant
Que sous ce vieux soleil tout est fait à présent;
Comme si les travers de la famille humaine
Ne rajeunissaient pas, chaque an, chaque semaine.
Notre siècle a ses mœurs, partant sa vérité;
Celui qui l’ose dire est toujours écouté.

Ah! j’oserais parler, si je croyais bien dire.
J’oserais ramasser le fouet de la satire,
Et l’habiller de noir, cet homme aux rubans verts,
Qui se fâchait jadis pour quelques mauvais vers.
S’il rentrait aujourd’hui dans Paris, la grand’ ville,
Il y trouverait mieux, pour émouvoir sa bile,
Qu’une méchante femme et qu’un méchant sonnet;
Nous avons autre chose à mettre au cabinet.
O notre maître à tous! si ta tombe est fermée,
Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,
Trouver une étincelle, et je vais t’imiter !
J’en aurai fait assez si je puis le tenter.
Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,
Parlait la vérité, ta seule passion,
Et pour me faire entendre, à défaut du génie,
J’en aurai le courage et l’indignation

Ainsi je caressais une folle chimère.
Devant moi cependant, à côté de sa mère,
L’enfant restait toujours, et le cou svelte et blanc
Sous les longs cheveux noirs se berçait mollement.
Le spectacle fini, la charmante inconnue
Se leva. Le beau cou, l’épaule à demi nue
Se voilèrent; la main glissa dans le manchon ;
Et, lorsque je la vis, au seuil de sa maison,
S’enfuir, je m’aperçus que je l’avais suivie.
Hélas! mon cher ami, c’est là toute ma vie.
Pendant que mon esprit cherchait sa volonté,
Mon corps savait la sienne, et suivait la beauté;
Et quand je m’éveillai de cette rêverie,
Il ne m’en restait plus que l’image chérie
« Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
« Se plie, et de la neige effacerait l’éclat. » Alfred de Musset, Une soirée perdue (Poésies nouvelles)

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