2 pivots de la conversation française

Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.

(Laurence Sterne, Voyage sentimental à travers la France)




A quel âge faut-il démissionner ?

L’idéal des Français était de faire carrière dans une grande entreprise, ou mieux dans l’administration. On y trouvait son compte et la tranquillité. Mais les mentalités changent, on veut faire quelque chose de sa vie, on veut exister sur cette planète qui nous renvoie à l’essentiel, touchée qu’elle est de plein fouet par les effets de ces grosses structures qui nous nourrissaient grassement et nous promettaient des lendemains radieux, en échange d’une modique participation. Outre-Atlantique, les psychologues s’accordent à dire qu’à partir de la quarantaine il faut penser sérieusement à s’établir à son compte. Ce n’est effectivement qu’à ce prix qu’on pourra atteindre l’équilibre personnel, faire bouger la société et arrêter de se plaindre.

AG




Ce n’est pas la volonté qui est la faculté première de l’homme…

Ce n’est pas la volonté qui est la faculté première de l’homme, mais l’imagination.

(Emile Coué)




Cogito ergo sum ?

Je pense, donc je suis.

René Descartes.




Deux sortes d’amour ?

Il y a deux sortes d’amour: l’amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l’amour satisfait, qui vous rend idiot.

(Colette)

Provinciale montée à Paris, Colette devient après 15 déménagements, la dame du Palais-Royal, au 9 rue de Beaujolais.




La Psychanalyse cette imposture ?

Près de 4 décennies avant l’actuelle mise à mal de la psychanalyse, dans La Scolastique freudienne (1973), le professeur Pierre Debray-Ritzen, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker Enfants-Malades de Paris de 1972 à 1988, partisan de la méthode expérimentale, fut l’une des premières personnalités françaises à critiquer la psychanalyse au nom de la science.

« On sait combien se prend et se fige en nous une croyance; comment elle s’engraisse en interprétant chaque nouveau fait, en l’assimilant, en faisant de lui sa propre substance… Ainsi l’idée fausse et toute faite projette-t-elle sa propre lumière en aveuglant toute autre notion qui pourrait la contredire. Une scolastique est dès lors en marche qui apporte le déroulement confortable de sa logique et l’habitude de son vocabulaire. Rien ne peut l’arrêter, sinon précisément ce doute exigé sans cesse par le raisonnement expérimental – au sens bernardien – et dont on apprécie, en l’occurrence, la nécessité fondamentale. » (La Psychanalyse cette imposture, 1991)

Ces prises de position ont valu à Pierre Debray-Ritzen de nombreuses animosités. La psychanalyse est encore aujourd’hui une pratique bien enracinée en France alors qu’elle est infirmée par les découvertes des sciences cognitives et par son inefficacité pratique.

La Psychanalyse cette imposture, de Pierre Debray-Ritzen, peut être encore trouvé sur Amazon.fr.




Le premier cogniticien de l’histoire de France ?

Le mathématicien et philosophe René Descartes a posé la pensée comme principe de l’existence. Son expression latine cogito ergo sum (je pense, donc je suis) rejoint la psychologie cognitive moderne. Plus que des événements extérieurs, nos comportements et nos émotions dépendent des pensées et des croyances que nous entretenons. Il est donc préférable qu’elles soient rationnelles. (Article paru dans Qoach prévention santé)




Le truc de la méthode Coué ?

Émile Coué, inventeur de la célèbre méthode portant son nom, demandait à ses patients de répéter régulièrement la phrase suivante : «Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux». Il appelait cela son “truc”: une technique d’autosuggestion qui se fonde sur l’idée que c’est notre imagination, plus que notre volonté, qui détermine nos émotions et notre comportement. Beaucoup décrié en France, adopté aux Etats-Unis, les progrès modernes des sciences cognitives lui donnent raison au détriment de Freud et de la psychanalyse.




Mort de Freud, renaissance de Descartes et de Coué ?

De façon énigmatique perdure en France la pratique d’une méthode dont l’efficacité a été sérieusement mise en cause par les recherches récentes: la psychanalyse. Le culte de Freud était probablement alimenté par une astuce intellectuelle: toute résistance à sa théorie était considérée comme un refoulement.

Pourtant la France avait connu des précurseurs de la psychothérapie moderne, cognitivo-comportementale: René Descartes et Emile Coué. L’un s’est limité à une analyse de lui-même, l’autre recevait chez lui gratuitement la France entière.

Aujourd’hui la science rejette la psychanalyse et ses fondements.

Pourquoi alors continuer à la pratiquer ?
Une incapacité à reconnaître ses torts, sans orgueil ?
Une lenteur à implémenter ce qui est nouveau, avec courage ?

Faut-il, comme l’a fait René Descartes, aller penser et pratiquer ailleurs ?




Tout homme a ses douleurs ?

Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Chacun d’un front serein déguise ses misères.
Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui
Envie un autre humain qui se plaint comme lui.
Nul des autres mortels ne mesure les peines,
Qu’ils savent tous cacher comme il cache les siennes ;
Et chacun, l’oeil en pleurs, en son cœur douloureux
Se dit : « Excepté moi, tout le monde est heureux. »
Ils sont tous malheureux. Leur prière importune
Crie et demande au ciel de changer leur fortune.
Ils changent ; et bientôt, versant de nouveaux pleurs,
Ils trouvent qu’ils n’ont fait que changer de malheurs.

(André Chénier, Élégies)