Litterature

Le Dictionnaire des idées reçues

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  • A A A
  • J’ai quelquefois des prurits atroces d’engueuler les humains et je le ferai Ă  quelque jour, dans dix ans d’ici, dans quelque long roman Ă  cadre large ; en attendant , une vieille idĂ©e m’est revenue, Ă  savoir celle de mon Dictionnaire des idĂ©es reçues (sais-tu ce que c’est ?) Article complet


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    La princesse de Clèves: première phrase?


  • A A A
  • La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’Ă©clat que dans les dernières annĂ©es du règne de Henri second. Ce prince Ă©tait galant, bien fait et amoureux; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eĂ»t commencĂ© il y avait plus de vingt ans, elle n’en Ă©tait pas moins violente, et il n’en donnait pas des tĂ©moignages moins Ă©clatants.

    Comme il rĂ©ussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C’Ă©taient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements; les couleurs et les chiffres de madame de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-mĂŞme avec tous les ajustements que pouvait avoir mademoiselle de La Marck, sa petite-fille, qui Ă©tait alors Ă  marier. La prĂ©sence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse Ă©tait belle, quoiqu’elle eĂ»t passĂ© la première jeunesse; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi l’avait Ă©pousĂ©e lorsqu’il Ă©tait encore duc d’OrlĂ©ans, et qu’il avait pour aĂ®nĂ© le dauphin, qui mourut Ă  Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualitĂ©s destinaient Ă  remplir dignement la place du roi François premier, son père.

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    Le Rouge et le Noir: la première phrase

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  • A A A
  • La petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-ComtĂ©. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges, s’Ă©tendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres sinuositĂ©s. Le Doubs coule Ă  quelques centaines de pieds au-dessous de ses fortifications bâties jadis par les Espagnols, et maintenant ruinĂ©es.Verrières est abritĂ©e du cĂ´tĂ© du nord par une haute montagne, c’est une des branches du Jura. Les cimes brisĂ©es du Verra, se couvrent de neige dès les premiers froids d’octobre. Un torrent, qui se prĂ©cipite de la montagne, traverse Verrières avant de se jeter dans le Doubs, et donne le mouvement Ă  un grand nombre de scies Ă  bois, c’est une industrie fort simple et qui procure un certain bien-ĂŞtre Ă  la majeure partie des habitants plus paysans que bourgeois. Ce ne sont pas cependant les scies Ă  bois qui ont enrichi cette petite ville. C’est Ă  la fabrique des toiles peintes, dites de Mulhouse, que l’on doit l’aisance gĂ©nĂ©rale qui, depuis la chute de NapolĂ©on, a fait rebâtir les façades de presque toutes les maisons de Verrières. Article complet


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    Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps

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  • A A A
  • Tout pouvoir humain est un composĂ© de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. La vie de l’avare est un constant exercice de la puissance humaine mise au service de la personnalitĂ©. Il ne s’appuie que sur deux sentiments : l’amour-propre et l’intĂ©rĂŞt ; mais l’intĂ©rĂŞt Ă©tant en quelque sorte l’amour-propre solide et bien entendu, l’attestation continue d’une supĂ©rioritĂ© rĂ©elle, l’amour-propre et l’intĂ©rĂŞt sont deux parties d’un mĂŞme tout, l’égoĂŻsme. De lĂ  vient peut-ĂŞtre la prodigieuse curiositĂ© qu’excitent les avares habilement mis en scène. Chacun tient par un fil Ă  ces personnages qui s’attaquent Ă  tous les sentiments humains, en les rĂ©sumant tous. OĂą est l’homme sans dĂ©sir, et quel dĂ©sir social se rĂ©soudra sans argent ? Grandet avait bien rĂ©ellement quelque chose, suivant l’expression de sa femme. Il se rencontrait en lui, comme chez tous les avares, un persistant besoin de jouer une partie avec les autres hommes, de leur gagner lĂ©galement leurs Ă©cus. Imposer autrui, n’est-ce pas faire acte de pouvoir, se donner perpĂ©tuellement le droit de mĂ©priser ceux qui, trop faibles, se laissent ici-bas dĂ©vorer ?


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    A la recherche du temps perdu, la première phrase


  • A A A
  • Longtemps, je me suis couchĂ© de bonne heure. Parfois, Ă  peine ma bougie Ă©teinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensĂ©e qu’il Ă©tait temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessĂ© en dormant de faire des rĂ©flexions sur ce que je venais de lire, mais ces rĂ©flexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-mĂŞme ce dont parlait l’ouvrage : une Ă©glise, un quatuor, la rivalitĂ© de François Ier et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes Ă  mon rĂ©veil ; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des Ă©cailles sur mes yeux et les empĂŞchait de se rendre compte que le bougeoir n’était pas allumĂ©. Puis elle commençait Ă  me devenir inintelligible, comme après la mĂ©tempsycose les pensĂ©es d’une existence antĂ©rieure ; le sujet du livre se dĂ©tachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitĂ´t je recouvrais la vue et j’étais bien Ă©tonnĂ© de trouver autour de moi une obscuritĂ©, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-ĂŞtre plus encore pour mon esprit, Ă  qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incomprĂ©hensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait ĂŞtre ; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins Ă©loignĂ©, comme le chant d’un oiseau dans une forĂŞt, relevant les distances, me dĂ©crivait l’étendue de la campagne dĂ©serte oĂą le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va ĂŞtre gravĂ© dans son souvenir par l’excitation qu’il doit Ă  des lieux nouveaux, Ă  des actes inaccoutumĂ©s, Ă  la causerie rĂ©cente et aux adieux sous la lampe Ă©trangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, Ă  la douceur prochaine du retour.

    Marcel Proust,  A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann.


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