Cocorico ! Litterature



Françaises, Francophonie, Histoire, Litterature

Atterrissage forcĂ© ? Retour sur le passĂ© colonial d’une française

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NĂ©e en 1969 Ă  Marseille, StĂ©phanie Kervel pose son oeil de photographe sur le passĂ© colonial français d’Afrique du Nord avec humour et tendresse, nous rendant les images de ces paradis perdus oĂą les cultures s’entrechoquèrent. PrĂ©destinĂ©e Ă  courir le monde, la première phrase de son merveilleux roman, Atterrissage forcĂ© campe l’atmosphère du voyage qu’elle nous invite Ă  faire, Ă  l’intĂ©rieur du cĹ“ur de sa mère:

La matinĂ©e rend timidement ses formes et ses couleurs aux maisons du quartier endormi, quelques baĂ®llements de volets qui s’entrouvrent et ma mère qui du fond de son lit, trempĂ©e de sueur, transpire toute la douleur des femmes de ce monde…

Disponible sur le site de la Fnac et dans toutes les bonnes librairies.




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Litterature, Romans

L’Abbaye de ThĂ©lème

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Toute leur vie estoit employée non par loix, statuz ou reigles, mais selon leur vouloir et franc arbitre. Se levoient du lict quand bon leur sembloit, beuvoient, mangeoient, travailloient, dormoient quand le desir leur venoit ; nul ne les esveilloit, nul ne les parforceoit ny à boyre, ny à manger, ny à faire chose aultre quelconques. Ainsi l’avoit estably Gargantua. En leur reigle n’estoit que ceste clause :

FAY CE QUE VOULDRAS,

parce que gens liberes, bien nez, bien instruictz, conversans en compaignies honnestes, ont par nature un instinct et aguillon, qui tousjours les poulse à faictz vertueux et retire de vice, lequel ilz nommoient honneur. Iceulx, quand par vile subjection et contraincte sont deprimez et asserviz detournent la noble affection, par laquelle à vertuz franchement tendoient, à deposer et enfraindre ce joug de servitude ; car nous entreprenons tousjours choses defendues et convoitons ce que nous est denié.

Rabelais, Gargantua, chapitre LVII

Localisation
François Rabelais est né à La Devinière, près de Chinon (ancienne province de Touraine).


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Litterature

Le Dictionnaire des idées reçues

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J’ai quelquefois des prurits atroces d’engueuler les humains et je le ferai à quelque jour, dans dix ans d’ici, dans quelque long roman à cadre large ; en attendant , une vieille idée m’est revenue, à savoir celle de mon Dictionnaire des idées reçues (sais-tu ce que c’est ?) Article complet




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Litterature

La princesse de Clèves: première phrase?


La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’Ă©clat que dans les dernières annĂ©es du règne de Henri second. Ce prince Ă©tait galant, bien fait et amoureux; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eĂ»t commencĂ© il y avait plus de vingt ans, elle n’en Ă©tait pas moins violente, et il n’en donnait pas des tĂ©moignages moins Ă©clatants.

Comme il rĂ©ussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C’Ă©taient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements; les couleurs et les chiffres de madame de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-mĂŞme avec tous les ajustements que pouvait avoir mademoiselle de La Marck, sa petite-fille, qui Ă©tait alors Ă  marier. La prĂ©sence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse Ă©tait belle, quoiqu’elle eĂ»t passĂ© la première jeunesse; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi l’avait Ă©pousĂ©e lorsqu’il Ă©tait encore duc d’OrlĂ©ans, et qu’il avait pour aĂ®nĂ© le dauphin, qui mourut Ă  Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualitĂ©s destinaient Ă  remplir dignement la place du roi François premier, son père.

Texte intĂ©gral – Full text




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Litterature, Romans

Le Rouge et le Noir: la première phrase

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La petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-ComtĂ©. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges, s’Ă©tendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres sinuositĂ©s. Le Doubs coule Ă  quelques centaines de pieds au-dessous de ses fortifications bâties jadis par les Espagnols, et maintenant ruinĂ©es.Verrières est abritĂ©e du cĂ´tĂ© du nord par une haute montagne, c’est une des branches du Jura. Les cimes brisĂ©es du Verra, se couvrent de neige dès les premiers froids d’octobre. Un torrent, qui se prĂ©cipite de la montagne, traverse Verrières avant de se jeter dans le Doubs, et donne le mouvement Ă  un grand nombre de scies Ă  bois, c’est une industrie fort simple et qui procure un certain bien-ĂŞtre Ă  la majeure partie des habitants plus paysans que bourgeois. Ce ne sont pas cependant les scies Ă  bois qui ont enrichi cette petite ville. C’est Ă  la fabrique des toiles peintes, dites de Mulhouse, que l’on doit l’aisance gĂ©nĂ©rale qui, depuis la chute de NapolĂ©on, a fait rebâtir les façades de presque toutes les maisons de Verrières. Article complet




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Litterature

Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps

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Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. La vie de l’avare est un constant exercice de la puissance humaine mise au service de la personnalité. Il ne s’appuie que sur deux sentiments : l’amour-propre et l’intérêt ; mais l’intérêt étant en quelque sorte l’amour-propre solide et bien entendu, l’attestation continue d’une supériorité réelle, l’amour-propre et l’intérêt sont deux parties d’un même tout, l’égoïsme. De là vient peut-être la prodigieuse curiosité qu’excitent les avares habilement mis en scène. Chacun tient par un fil à ces personnages qui s’attaquent à tous les sentiments humains, en les résumant tous. Où est l’homme sans désir, et quel désir social se résoudra sans argent ? Grandet avait bien réellement quelque chose, suivant l’expression de sa femme. Il se rencontrait en lui, comme chez tous les avares, un persistant besoin de jouer une partie avec les autres hommes, de leur gagner légalement leurs écus. Imposer autrui, n’est-ce pas faire acte de pouvoir, se donner perpétuellement le droit de mépriser ceux qui, trop faibles, se laissent ici-bas dévorer ?




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Litterature

A la recherche du temps perdu, la première phrase


Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était pas allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure ; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour.

Marcel Proust,  A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann.




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Litterature

L’enfant des Feuillantines


Au commencement de ce siècle, un enfant habitait, dans le quartier le plus dĂ©sert de Paris, une grande maison qu’entourait et qu’isolait un grand jardin. Article complet




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Histoire, Litterature, Politique

François Bayrou, L’Escholier de la Sorbonne ?

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Je dirais sans doute que je viens de loin, il y avait des parents très intelligents, sans argent bien sĂ»r, du tout, vraiment du tout, mais il y avait des livres, mĂŞme si les livres Ă©taient très vieux, la plupart Ă©taient des livres du dĂ©but du siècle et certains de la fin du XIXème siècle, mais les livres Ă©taient très importants Ă  la maison. Tout le monde lisait pendant que nous Ă©tions Ă  table. Papa avait son livre, maman avait son livre, ma soeur avait son livre et moi j’avais le mien. Et l’histoire Ă©tait très importante alors, c’Ă©tait sans doute une histoire Ă  la manière de la lĂ©gende rĂ©publicaine. C’est Ă  dire enjolivĂ©e, c’est Ă  dire Barras, c’Ă©tait NapolĂ©on, c’Ă©tait le Pont d’Arcole, c’Ă©tait Austerlitz. Le premier livre que j’ai lu je l’ai retrouvĂ© rĂ©cemment Ă  la maison il y avait mĂŞme des lignes d’Ă©criture de l’enfant qui apprenait Ă  Ă©crire sur les pages de garde c’Ă©tait l’Escholier de la Sorbonne et c’Ă©tait un livre sur la Sorbonne au Moyen Age et les rivalitĂ©s entre les diffĂ©rentes provinces de la Sorbonne et ce que c’Ă©tait que le tour d’Europe que faisaient les Ă©tudiants de la Sorbonne au Moyen Age et je lisais ça quand j’avais sept ans.

(extrait d’une interview de François Bayrou sur France Culture, en 2007)

François Bayrou peut s’estimer heureux. Deux gĂ©nĂ©rations plus tard, L’Escholier de la Sorbonne, Ă©tudiant Ă©ternel (Ă©tudiante?), multidisciplinaire est de retour: consultez son site.




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Litterature, Société

Etre français

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To be French is not the privilege of those who have French nationality. It implies knowing what France is all about: history, poetry, music, politics, culture.

Il ne suffit pas pour ĂŞtre français d’ĂŞtre de nationalitĂ© française. Nombreux sont ceux qui dans le monde se disent français sans avoir besoin d’ĂŞtre inscrits sur nos listes Ă©lectorales. Moins certainement qu’Ă  l’Ă©poque oĂą les artistes du monde entier, tels Franz Liszt ou Rossini, choisissaient la France comme terre d’Ă©lection. Mais encore et toujours et partout l’on trouve des hommes et des femmes qui adhèrent Ă  notre langue, notre histoire, notre culture. Et celle-ci ne se rĂ©duit certainement pas Ă  la pĂ©riode rĂ©cente, marquĂ©e par les sports de masse et les conflits sociaux. Une partie de ce dĂ©nominateur commun qui lie les Français du monde entier a Ă©tĂ© rassemblĂ© dans un livre, Ă  lire et Ă  rĂ©apprendre: ce qu’il faut savoir pour ĂŞtre français…




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