Adieu, plaisant pays de France,
O ma patrie
La plus chérie,
Qui a nourri ma jeune enfance.
Adieu ! France ! adieu, mes beaux jours !
La nef qui déjoint nos amours
N’a cy de moi que la moitié ;
Une part te reste, elle est tienne ;
Je la fie à ton amitié
Pour que de l’autre il te souvienne.
Chanson de Marie Stuart, Reine d’Ecosse, en partant de Calais pour Londres.
Les vacances approchant, on pense inévitablement à l’effet que produira son corps dénudé devant les autres et l’on se rappelle de ce mot que l’on a oublié pendant tout l’hiver: cellulite. Il est bien français, ce mot, il évoque ces belles d’un temps révolu dont la grâce était proportionnelle aux rondeurs et qui ne dévoilaient leurs charmes que dans les alcôves. Et ce sont bien des Français qui l’utilisent pour la première fois, dans les années 1920, pour stigmatiser cette peau d’orange dont on ne veut plus sur ces nouvelles femmes androgynes qui s’émancipent et se dénudent. L’époque contemporaine va maintenant jusqu’à utiliser la chirurgie pour se débarasser de la diabolique culotte de cheval. Préférons plutôt la natation, l’alimentation équilibrée, les tisanes et bien sûr, le massage qui nous permettra en définitive de retrouver les plaisirs capiteux d’antant.
La Grande Odalisque, Jean Auguste Dominique Ingres, Musée du Louvre.