Colette réincarnée par Keira ?

Keira Knightley aime à enrichir sa filmographie de personnalités historiques attachantes: Guenièvre (King Arthur), Lady G (The Duchess), Sabina Spielrein (A Dangerous Method). Cette fois elle incarne en finesse une Colette jeune, de l’âge de 20 ans (nous sommes en 1893, l’illusion est totale) à 33 ans (c’est l’âge de l’actrice à la sortie du film, en 2019). La romancière est confrontée durant cette période de sa vie à un mari haut en couleur de quatorze ans son aîné, Willy (Dominique West), écrivain mondain typique de la Belle Époque, qui en fera un de ses « nègres » littéraires (la série des Claudine, qui débute avec Claudine à l’école, paru en 1900 sous le nom de Willy).

(AG)




Sortie des femmes de l’usine des frères Lumière ?




L’Histoire d’Adèle H. ?

  • Un film réalisé par ? François Truffaut.
  • D’après la vie de ? Adèle Hugo, fille de Victor Hugo.
  • L’actrice ? Isabelle Adjani.
  • Le thème ? L’érotomanie, illusion d’être aimée.
  • L’année de sortie ? 1975.




La première musique de film de l’histoire ?

Camille Saint-Saëns, compositeur romantique contemporain de Johannes Brahms, a laissé une œuvre considérable, dont la Danse Macabre (poème symphonique, 1874),  Samson et Dalila (opéra, 1877) et Le Carnaval des animaux (suite musicale pour orchestre, 1886). La longévité de Saint-Saëns s’étend jusqu’au début du XXe siècle: il compose en 1908 la première musique de film de l’histoire, pour L’Assassinat du duc de Guise, non enregistrée à l’époque.

(AG)




T’as d’beaux yeux, tu sais…

– T’as pas faim ?

– Non, j’ai envie de rien. J’suis bien.

– C’est vrai ? T’es bien avec moi ?

– Oh, vous pouvez pas savoir comme j’suis bien quand je suis avec vous. J’respire, je suis vivante, ça doit être comme çà quand on est heureux.

– Tout ce que tu dis, ça tient pas l’air, tu dirais ça à un autre que moi je trouverais ça idiot, mais… que tu m’le dises comme ça à moi, c’est marrant, ça m’fait plaisir. T’as d’beaux yeux, tu sais.

– Embrassez-moi.

– Nelly !

– Embrasse-moi, encore.

(dialogue de Jacques Prévert dans Le Quai des brumes, de Marcel Carné, 1938, avec Michèle Morgan et Jean Gabin)




La La Land, hommage posthume aux comédies musicales de Jacques Demy ?

L’espace ténu entre la réalité (existe-t-elle vraiment ?) et l’imagination (n’est-ce pas notre réalité ?) que le réalisateur Damien Chazelle (Oscar 2017 du meilleur réalisateur), d’origine française par sa mère et son père, a ouvert dans La La Land, et dans lequel s’insinuent merveilleusement les acteurs Ryan Gosling et Emma Stone, ne rappelle-t-il pas la façon des comédies musicales de Jacques Demy, qui restent dans notre souvenir car elles ont transcendé leur époque (ou pas ?).

Considérons donc que l’Oscar de Damien Chazelle revient aussi à Jacques Demy pour les quatres films nominés suivant:
Les Parapluies de Cherbourg
Les Demoiselles de Rochefort
Peau d’Âne
Une chambre en ville

Ce sont Les Parapluies de Cherbourg qui avaient remporté la Palme d’or du Festival de Cannes, en 1964.

(AG)




Les bons mots d’Arletty ?

Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? (dans Hôtel du Nord)

Cacher son âge, c’est supprimer ses souvenirs.

Certains ne sont jamais seuls, ils sont toujours accompagnés de leur connerie.

Fermer les maisons closes, c’est plus qu’un crime, c’est un pléonasme.

L’amour peut se passer d’estime, pas l’amitié.

La meilleure crème de beauté, c’est la bonne conscience.

Ma franchise, je me la garde. Si je dois être hypocrite, je préfère me taire. A force de combiner, d’inventer des mensonges, on a le visage qui se déforme. Ceux qui combinent ont tôt ou tard la gueule de traviole.

Mon cœur est à la France, mais mon cul est à moi…

Si vous ne vouliez pas que je couche avec les Allemands, fallait pas les laisser entrer !

Tout, dans la vie, est une question de savoir-rire. Le rire, c’est ma thérapie. L’amour, l’amitié, c’est surtout rire avec l’autre, c’est rire que de s’aimer.




Le Journal d’une femme de chambre, d’Octave Mirbeau ?

Ce livre que je publie sous ce titre : Le Journal d’une femme de chambre a été véritablement écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre. Une première fois, je fus prié de revoir le manuscrit, de le corriger, d’en récrire quelques parties. Je refusai d’abord, jugeant non sans raison que, tel quel, dans son débraillé, ce journal avait une originalité, une saveur particulière, et que je ne pouvais que le banaliser en « y mettant du mien ». Mais Mlle Célestine R… était fort jolie… Elle insista. Je finis par céder, car je suis homme, après tout…
Je confesse que j’ai eu tort. En faisant ce travail qu’elle me demandait, c’est-à-dire en ajoutant, çà et là, quelques accents à ce livre, j’ai bien peur d’en avoir altéré la grâce un peu corrosive, d’en avoir diminué la force triste, et surtout d’avoir remplacé par de la simple littérature ce qu’il y avait dans ces pages d’émotion et de vie…
Ceci dit, pour répondre d’avance aux objections que ne manqueront pas de faire certains critiques graves et savants… et combien nobles !…

(Octave Mirbeau)

Le livre complet est disponible au format epub.




Kristen Stewart, première américaine à recevoir un César ?

Sortant de sa vocation franco-française, la cérémonie annuelle des César a pour une fois dérogé à la règle. Kristen Stewart a été récompensée ce vendredi 20 février 2015 lors de la 40e édition dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle a profité de l’occasion pour louer sa partenaire dans Sils Maria d’Olivier Assayas, Juliette Binoche, qui, elle, n’a pas été gratifiée d’un César (elle était nominée dans la catégorie meilleure actrice dans un premier rôle), le jury considérant sans doute la comédienne un peu trop successful à l’international !

AG




Et Dieu créa la femme ?

L’année de sortie ? 1956.
La star ? Brigitte Bardot.
Le metteur en scène ? Roger Vadim.
Le lieu de tournage ? Saint-Tropez.
La dance ? Le tam-tam mambo.

[youtube:https://www.youtube.com/watch?v=GQltz55VW9g]




10 actrices françaises primées au festival de Cannes ?

1946: Michèle Morgan dans La Symphonie pastorale de Jean Delannoy
1959: Simone Signoret dans Les Chemins de la haute ville (Room at the Top) de Jack Clayton
1960: Jeanne Moreau dans Moderato cantabile de Peter Brook
1980: Anouk Aimée dans Le Saut dans le vide (Salto nel vuoto) de Marco Bellocchio
1981: Isabelle Adjani dans Quartet de James Ivory et dans Possession d’Andrzej Zulawski
1991: Irène Jacob dans La Double Vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski
2001: Isabelle Huppert dans La Pianiste (Die Klavierspielerin) de Michael Haneke
2009: Charlotte Gainsbourg dans Antichrist de Lars von Trier
2010: Juliette Binoche dans Copie conforme d’Abbas Kiarostami
2013: Bérénice Bejo dans Le Passé de Asghar Farhadi

(liste non limitative)




Les 3 stars françaises du Festival de Cannes 2013 ?

Les organisateurs et le jury du Festival de Cannes 2013 auront bien fait les choses, selon la tradition française de la forme au service du fond, les trois stars françaises du moment ont été parfaitement mises en scène le jour de la remise des prix, avec des rôles complémentaires:

Audrey Tautou, dans le rôle de la maîtresse de cérémonie.
Bérénice Bejo, dans le rôle du Prix d’interprétation féminine pour Le Passé d’Asghar Farhadi.
Léa Seydoux, dans le rôle de l’actrice associée, pour la première fois de l’histoire du festival, à la Palme d’or, avec Adèle Exarchopoulos, pour La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche.